Témoignage de Stanislas FREYHEIT

ancien élève de la Licence Pro Aqua

Je m’appelle Stanislas FREYHEIT, je suis sorti de l’ISETA de Poisy en 2010. Directement après la fin de ma licence en aquaculture, je suis allé travailler au grand nord du canada, dans le territoire du Yukon, pour « prendre l’air frais », et travailler en tant que technicien dans un élevage d’omble chevalier, qui a recruté pas mal d’élèves de Poisy…

 

Mais l’aquaculture au grand froid est une expérience extrême, je suis donc ensuite revenu en France, et j’ai travaillé pour un contrat de recherche sur la thématique de l’élevage extensif su sandre.

Durant cette année de travaux scientifiques, j’ai réalisé des expériences permettent d’améliorer les conditions pour la production de juvéniles de sandres. Pendant mes travaux, j’ai baigné dans le monde du percidé, et j’ai vite compris que la perche et le sandre étaient des poissons qui attirent bien des convoitises.

 

Quelques entreprises se sont lancées dans le monde pour tenter une production rentable économiquement, mais la route est longue, et les poissons exigeants… J’ai donc voulu tenter le challenge, et j’ai donc postulé dans une des deux entreprises Françaises produisant du sandre t de la perche en circuit fermé. J’ai alors découvert  un travail très technique, qui mélange l’aquaculture délicate, avec la chimie de l’eau, la gestion  des couts, l’hydraulique, le travail d’équipe, et de nombreuses autres compétences nécessaires pour équilibrer le fragile système du circuit fermé.

 

J’ai maintenant quitté cette entreprise ou l’on se concentrait principalement sur la perche pour me lancer dans la production du sandre uniquement, un poisson au potentiel économique encore plus attirant que celui de la perche…

Je conseille vivement a tous les passionnés de s’orienter vers la production en circuit fermé, qui tend vers la durabilité, et qui permet de fournir des produits de qualité pour des marchés de plus en plus demandeurs, de la crevette au sandre, en passant par le fugu ou le silure, les possibilités du circuit fermé sont nombreuses ! Et n’oubliez pas que l’école Française d’aquaculture a très bonne réputation, alors n’hésitez pas à aller voir ce qui se passe à l’étranger.