Témoignage de Claire sur son stage en Italie

 

Salut ! Je m’appelle Claire, je suis en 2ème année du BTSA Gestion Forestière et j’ai fait mon stage d’étude de 12 semaines dans les Alpes italiennes, dans le parc national du Grand Paradis.    

 

J’étais plus précisément au Nord-Ouest de l’Italie, dans le Piémont. Le petit village où je me situais, nommé Noasca, se trouve en pleine montagne au fond de la vallée d’Orco. Cette commune fait partie du parc du Grand Paradis : le parc étant mon organisme de stage.

 

J’ai voulu faire mon stage à l’étranger pour me dépayser, sortir de ma routine habituelle et aller voir ailleurs. J’ai choisi l’Italie car j’ai étudié la langue au lycée et voulais la parler de nouveau, puis la culture du pays (surtout la nourriture je ne le cache pas) me sied très bien. Le pays étant limitrophe du notre, les voyages n’étaient pas trop compliqués, j’ai pu retourner en France pendant mes quatre semaines de vacances. Enfin, j’ai choisi de faire mon stage en montagne car c’est un milieu qui me plaît, le parc étant aussi connu pour la beauté de ses paysages.

 

Sur place, j’ai étudié les milieux pastoraux (prairies alpines) en faisant des relevés botaniques à des endroits prédéterminés. J’ai aussi retrouvé l’histoire des forêts qui entouraient Noasca par divers moyens et me suis rendue dans plusieurs zones pour observer et prendre des mesures avec des outils forestiers. Je me suis intéressée à la fonction de ces forêts : la protection contre les risques naturels (avalanches, chute de pierres…). Je me suis aussi rendue sur deux chantiers forestiers différents dans le val d’Aoste, deux expériences enrichissantes. 

Par le biais de mon travail et de mes loisirs, j’ai bien pu profiter des magnifiques paysages de montagne qui s’offraient à moi, avec les belles prairies alpines, les différents types de forêts présents et les très beaux mélèzes, les lacs d’altitude, les animaux alpins, du bon granit pour grimper et bien sûr, le Grand Paradis pour l’alpinisme.

 

Bien que mon stage se soit bien déroulé et que j’eu été dans un cadre magnifique, j’ai pu y rencontrer quelques difficultés mineures.

La première était pour me déplacer, car durant les trois quarts de mon stage je n’étais pas muni de voiture et seulement trois bus par jour passaient à Noasca… C’était donc un peu compliqué pour me rendre en bas de la vallée. J’ai pu utiliser quelquefois la voiture du parc mais je ne pouvais pas la prendre pour faire de longues distances.

Se retrouver seule dans un milieu nouveau peut être difficile. Au début, je me suis retrouvée avec des gens qui parlaient une autre langue que la mienne, que je ne connaissais pas, dans un coin un peu paumé au fin fond d’une vallée. Mais après une semaine on s’y fait très bien. Et ce n’est pas une légende, les italiens sont très accueillants ! L’endroit où je me trouvais était magnifique et je me suis très vite occupée à aller le découvrir.

J’ai aussi été un peu perdue au début de mon stage par rapport à mon travail : mon maître de stage n’était pas souvent avec moi et la tâche qui m’était donnée était assez vague. Mais ce problème a vite été résolu en correspondant avec mes professeurs qui m’ont indiqué le droit chemin dans le travail à faire.

 

Ce stage m’a apporté beaucoup de choses, autant personnellement que professionnellement. J’ai pu perfectionner mon italien, que je parle aujourd’hui presque couramment, j’ai aussi appris à faire des spécialités culinaires italiennes comme de bons risottos ! Professionnellement, j’ai appris beaucoup de choses sur les forêts de protection et la botanique des milieux pastoraux, plus généralement sur les espaces de montagne. Mais la chose que j’ai appris et qui me semble la plus importante, qui pourra me servir toute ma vie autant personnellement que professionnellement, c’est le fait de savoir me débrouiller seule dans n’importe quelle circonstance. Arriver dans un pays étranger où l’on ne parle pas notre langue maternelle, où l’on doit travailler seule ou se débrouiller pour se déplacer nous fait vite gagner en autonomie.

 

Je ne sais pas si j’aurai l’occasion de repartir là-bas dans le cadre du travail, mais j’ai maintenant beaucoup de contacts et pourraient m’en servir pour d’éventuels projets européens à venir.

 

Si tu hésites à faire ton stage à l’étranger, je n’ai qu’une chose à te dire : vas-y ! C’est une expérience de fou qui s’offre à toi, tu n’en auras pas forcément d’autres, alors fonce !

 

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