Mon stage au Costa Rica

 

J'ai effectué mon stage au Costa Rica dans l’institut INISEFOR, qui fait partie de l’Université Nationale du Costa Rica. Mon objectif professionnel étant de travailler à l’étranger et mon objectif personnel de découvrir le monde, j’ai choisi d’effectuer mon stage au Costa Rica. J’ai choisi ce pays car il est l’un des plus riches du monde en biodiversité et les forêts tropicales très humides sont les plus diversifiées du monde floristiquement.

 

Mon stage consistait à réaliser une étude sur l’évolution des forêts tropicales très humides de la côte caraïbe du Costa Rica.

Je disposais de deux parcelles permanentes de 1Ha, qui faisaient partie d’un projet continu de l’institut, où je devais faire un inventaire pied à pied à l’aide de formulaires comprenant des mesures qualitatives et quantitatives à relever. J’ai ensuite recueilli les résultats sur Excel et je les ai analysés à l’aide de formules et de graphiques. Ensuite j’ai comparé mes résultats à ceux des inventaires précédents afin d’en déduire l’évolution en cours. La troisième partie du stage a consisté à proposer une ou des actions sylvicoles afin d’améliorer la dynamique en cours, de proposer une amélioration dans le protocole appliqué ou encore assister la régénération qui peut être peu abondante à certains endroits.

Ce stage a un côté écologique très fort, mais il reste dans le cadre de la formation puisqu’il consiste à effectuer des inventaires guidés par un protocole officiel et à proposer une action sylvicole ; c’est de la gestion forestière durable pure.

 

Malgré tout, j’ai eu quelques difficultés. En effet, mon organisme ne m'a pas beaucoup soutenu car il pensait que j’avais un niveau bien supérieur et j’ai donc dû travailler beaucoup plus pour atteindre leurs attentes. De plus, j’ai dû m’instruire de toutes les législations forestières du pays ; et la lecture des documents en espagnol a été très longue. Enfin, la vie peut être difficile par moment lorsque nous sommes seul à 12 000km de notre maison et des problèmes insignifiants en France prennent vite de l’ampleur, tout simplement parce que nous n’avons pas nos repères.

 

Cependant, cette expérience reste unique et a marqué ma vie pour toujours.

Voyager jeune permet de donner un point de départ à sa vie, en quelque sorte, et je me suis enrichie avant tout personnellement. J’ai rencontré des personnes magnifiques, ouvertes, généreuses, je me suis fait des amis, une famille. J’ai appris l’espagnol et je peux le parler couramment, j’ai gagné en confiance en moi et en autonomie. Je sais que je suis capable de voyager seul, de traverser les frontières, de prendre l’avion, de chercher des bus, de me perdre puis de me retrouver en demandant de l’aide aux locaux. L’enrichissement porte aussi sur le plan professionnel puisque mon objectif est de quitter la France et j’ai pu découvrir d’autres manières de travailler ; j’ai surtout dépassé mes limites que ce soit au bureau ou sur le terrain.

 

Cette expérience fait partie de ma vie, et je sais que je retournerai voir ces personnes qui ont énormément comptées pour moi lors de ce voyage. Je conseille vivement aux autres étudiants de voyager pour effectuer leur stage mais je conseille aussi de ne pas partir tête baissée et de fixer le mieux possible la problématique et l’encadrement du stage car la formation en dépend et que souvent le programme change lorsque l’on se retrouve sur place. Mais j’invite tous les amoureux de la découverte et les ouverts d’esprits de tenter l’expérience et de se laisser plonger dans cette aventure sans trop réfléchir ; car oui le stage est important mais le reste du temps sur place se savoure encore mieux au jour le jour selon les rencontres et les propositions effectuées. Sans organisation la surprise est plus grande…

 

Jenayé Fantino